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Ouvrages | Médecine / Phrénologie Physiognomice pathologica. Krankenphysiognomik. Atlas
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(Réf. 74125)
2 500 TTC
BAUMGÄRTNER (Karl Heinrich)
Physiognomice pathologica. Krankenphysiognomik. Atlas
(Stuttgart, 1839), in-folio, 63 (sur 72) planches lithographiées en couleurs, [1] feuillet de table, sans couverture.
Édition originale au format in-folio de l'étonnant et rarissime album sur la "physiognomonie des malades" ou "physiognomonie pathologique" de Karl Heinrich Baumgärtner (1798-1886). Exemplaire incomplet de la page de titre et de neuf planches (les n° 7, 11, 19, 24, 31, 32, 41, 44 et 55). L'ouvrage a paru avec un volume de texte qui manque également. Dès 1887, ce livre "unique en son genre" est reconnu comme étant à la fois très rare et oublié (C.f. : Ochorowitz, De la suggestion mentale. Paris, Douin, 1887). Une seconde édition, au format in-8, comprenant 80 planches, a paru en 1842. Baumgärtner, élève de Friedrich Tiedemann et de Leopold Gmelin à Heidelberg, fut nommé professeur de médecine en 1824 à Fribourg-en-Brisgau. Il enseignait qu'il était possible d'établir un diagnostique précis et d'administrer un traitement adapté, simplement en étudiant la figure du patient, ses expressions, la couleur de sa peau, ses yeux, ses lèvres, etc. La Krankenphysiognomik cherche à présenter une étude compréhensible de l'apparence physique de la maladie. Baumgärtner en confie l'illustration au peintre Carl Sandhaas (1801-1859), qui réalise ses figures d'après les patients de la clinique de Fribourg, atteints de divers types de maladies et de troubles mentaux : fièvre nerveuse, hydropisie, gonorrhée, scrofule, jaunisse, scorbut, phtisie, asthme, hystérie, monomanie, idiotie, etc. Ses planches sont saisissantes, presque à taille réelle, les traits des malades sont forcés, les couleurs mises en valeur par des fonds blancs, avec, pour seul décor, des oreillers placés sous la tête des patients et des couvertures ramenés sur leur poitrine (les aquarelles originales de Sandhaas ont été redécouvertes il y a peu : elles sont aujourd'hui conservées au Freiburger Intitute für Geschichte der Medizin). Petite ironie du sort, Sandhaas souffrait lui-même de la "maladie de l'âme" ; il servira de prototype au héros mélancolique d'une nouvelle de Heinrich Hansjakob, Wilde Kirschen (1888). Sans couverture, en l'état. Planches uniformément jaunies, quelques traces anciennes de moisissure. Hirsch I, p. 388.
Librairie Alain Brieux - 48, rue Jacob - 75006 Paris - Tél.: 01 42 60 21 98 - Graphisme: Maud - Réalisation: STUDIO DE LÀ ®