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Instruments | MÉDECINE / Pharmacie RIVALZ Antoine (attribué à) - L'APOTHICAIRE DES CORDELIERS
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(Réf. 72115)
7 000 TTC
RIVALZ Antoine (attribué à) - L'APOTHICAIRE DES CORDELIERS
Toulouse, non signé, 1700-1735, 152 x 64 cm, à l'interieur du cadre ; cadre de 154 x 67 cm, huile sur toile sur châssis à clefs, encadrement moderne de baguettes de bois noirci.
Jolie ébauche de l'un des tableaux les plus saisissants du maître toulousain Antoine Rivalz (1667-1735). Cette peinture, réalisée sur une toile grossière et non préparée, est sans doute l'esquisse préparatoire du panneau conservé au Musée des Augustins de Toulouse (Ro. 237), qui avait été peint sur une porte de l'apothicairerie du couvent des Cordeliers. Il s'agit d'un serviteur, homme glabre aux cheveux châtains tombant sur ses épaules, coiffé d'un chapeau noir à larges bords ; sous une veste brune, il porte une chemise blanche de toile fine, fermée au col par un ruban et ouverte sur la poitrine. Son visage est peint de face et son regard glisse sur le côté. Il est occupé à piler une préparation dans un large mortier posé sur un grand socle en bois. Rivalz aurait brossé cette figure de manière inopinée, alors qu'il s'attelait au cycle peint des Cordeliers représentant les saints de l'ordre, en prenant pour modèles les moines du couvent ; la tradition suppose qu'il aurait saisi cet humble serviteur à l'occasion. Débarrassé de ses prétentions au grand style, le peintre a renoncé ici à toute idéalisation et a su déployer sa part profonde : le sujet est saisissant dans la vérité de sa physionomie ; son regard détourné, ainsi que la tâche qu'il est en train d'effectuer, renvoient à sa condition subalterne. Avec cette "figure plébéienne" (Penent, p. 102) de garçon apothicaire, Rivalz s'éloigne du grand style religieux pour lequel il est reconnu et atteint son plus haut degré dans l'art du portrait. Antoine Rivalz, fils du peintre et architecte Jean-Pierre Rivalz, se forma à Rome entre 1690 et 1700 ; il y fréquenta Carlo Maratti, le principal peintre romain de l'époque, ainsi que Benedetto Luti et Luigi Garzi. De retour à Toulouse, ce tenant d'un "classicisme baroque", propre à la Rome du Seicento, devint peintre des capitouls et ouvrit une école de dessin, que fréquenta notamment Subleyras. Peinture non vernie. Bel état de conservation, compte-tenu de l'absence de préparation sous-jacente ; nous notons quelques petits manques de peinture, principalement en pied de la toile. Raccord de toile ancien dans l'angle supérieur droit. Jean Penent, Antoine Rivalz 1667-1735. Le Romain de Toulouse. Toulouse, Musée Paul-Dupuy, 2004, cat. 500.
Librairie Alain Brieux - 48, rue Jacob - 75006 Paris - Tél.: 01 42 60 21 98 - Graphisme: Maud - Réalisation: STUDIO DE LÀ ®